Pontiac (1926-2010), nous ne t’oublierons pas!

C’est demain 31 octobre que Pontiac s’éteindra officiellement, à l’âge de 84 ans, avec la fin des accords qui lient GM et les concessions de la marque, dans l’indifférence quasi-générale. Comment une marque qui a vendu plus de 40 millions d’unités et qui a inventé, sous l’impulsion de John Z. DeLorean, les muscle cars (la GTO en 1964) qui nous font tant rêver en est-elle arrivée là? difficile à dire mais il est évident que la marque n’était plus que l’ombre d’elle-même ces 20 dernières années (quelques modèles intéressants quand même comme la Solstice ou la G8), avec des autos comme la G6 qui n’intéressait que les loueurs ou l’Aztek considérée comme un des véhicule les plus laid de tous les temps et ce, malgré les diverses tentatives de relancer ce blason. La banqueroute de GM achèvera le “travail”. Dans les années 60 Pontiac était à la 3ème place des ventes derrière Chevrolet et Ford, en 1973 elle atteint son pic de ventes avec 920000 unités, début 2009 la marque était à la 12ème place de ce même classement, est-il utile d’en dire plus! Ca fait plus d’un an que la dernière Pontiac fût produite. RIP…En espèrant une hypothétique résurrection un jour.

Via NY Times

Automobiles of London 2010, les belles enchères américaines

Le “Automobile of London” s’est tenu le 27 octobre au Battersea Evolution. Parmi les nombreuses anglaises et dans une moindre mesure les nombreuses allemandes ou italiennes figuraient quelques américaines.

- La première américaine, en terme de prix, revient à une 1992 Vector W8 Twin Turbo. Cette supercar a été vendue 283602 $. Elle est motorisée par un 6 litres V8 de 625 chevaux doté de deux turbos Garrett accouplé à une BVA3.

- La suivante est américano-italienne, elle mérite donc de figurer ici, il s’agit d’une 1963 Dual-Ghia L6.4 Coupé vendue 230427 $. Elle est motorisée par un 6,3 litres V8 Chrysler de 335 chevaux associé à une BVA3.

- La troisième place du podium revient à une 1935 Auburn 851 Supercharged Speedster vendue 221564 $. Lemoteur est un 4,6 litres 8 cylindres en ligne de 150 chevaux associé à une BVA3.

- Une vieille 1920 Pierce-Arrow Model 48 2/3-Passenger Coupé est partie 141801 $. Le moteur est un 6 cylindres en ligne dont la cylindrée ferait peur à une Dodge Viper, 8,6 litres mais pas la puissance de 48 chevaux.

- Une 1902 Toledo Steam Runabout a été vendue 124076 $. Le moteur développe 6,25 chevaux.

- Enfin je finis par une réplique, la 1971 Duesenberg SSJ Roadster Replica vendue à 97488 $, c’est moins cher que les originales. Le moteur est un 6,3 litres V8 de 504 chevaux.

PS : A noter que les enchères ont été faites en livres, raison pour laquelle les sommes en dollars ne sont pas des sommes arrondies.

Via RM Auctions

Une 1984 Lincoln Continental particulière

Dans l’imaginaire de chacun, une Lincoln Continental est forcément motorisée par un gros V8 dont les caractéristiques pourraient ressembler à ceci : 6,5 litres de cylindrée, 200 chevaux et 20 L/100 km en moyenne…Je caricature (quoique!) mais c’est un peu ça. Oubliez 5 minutes tout ceci car il y a bien une Lincoln Continental qui ne répond pas du tout à ce cahier des charges : les 1984 et 1985 berlines et coupés Continental Mark VII pouvaient recevoir sous le capot un 2,4 litres 6 cylindres en ligne…Turbo diesel d’origine BMW développant 115 chevaux et accouplé à une boite auto à 4 rapports. Je rassure, vous pouviez également opter pour un 4,9 litres V8 de 140 chevaux plus proche des caractéristiques typiques d’une américaine de l’époque. Un exemplaire de ce turbo diesel, celui en photo, a été mis en vente sur Graigslist à 2800 $, pas cher pour une rareté.

Via Carscoop

1962 Ford Mustang I Concept

Le concept par lequel le mythe Mustang est arrivé a pourtant peu de points communs avec le modèle sorti en 1964 et à fortiori avec les autres, excepté le logo avec le cheval au galop. Ce concept reposait sur une châssis en acier et une carrosserie en aluminium. Le moteur constitue une curiosité pusique c’est un 2 litres V4 de 109 chevaux, une architecture qui est rare pour un 4 pattes. Deux exemplaires ont été fabriqués, celui en photo a été exposé pour le concours de Pebble Beach le mois dernier, il est exposé habituellement au Henry Ford Museum in Dearborn.

Via Mustangs Daily

Rencontre avec une General Lee

Hier en visitant un car show à Howell, New jersey, à l’occasion de Halloween qui approche, mes yeux ont été immédiatement attirés par une magnifique réplique de “General Lee”, la célèbre 1969 Dodge Charger des frères Luke et Bo de la série “Shérif Fais-moi Peur”. Cette très belle réplique affiche fièrement ses portes numérotées (on pouvait pas toucher, je sais pas si elles s’ouvrent ou s’il faut passer par la fenêtre pour entrer), son petit pare buffle, sa couleur orange et son drapeau confédéré sur le toit. Il y avait égalment le casque de la série dans l’habitacle. Cette General Lee n’est pas venue seule, elle était accompagnée par la Plymouth Satellite du méchant et stupide Rosco, une auto dont le destin était souvent de ne pas finir posée sur ses 4 pneus…Il ne manquait plus que la Cadillac Deville cabrio et ses cornes de taureau sur le capot de Boss Hogg. Je n’ai pas réussi à parler avec le(s) propriétaire(s) (j’ai pas non plus trouvé Daisy, sniff), personne n’était à coté des autos sauf les curieux, mais au vu de certains stickers et de la qualité du travail, je pense que c’est Mopar qui s’est chargé de ces répliques.

Vintage Motor Cars of Hershey, les plus belles ventes

Jeudi et vendredi dernier se tenait le 2010 Vintage Motor Cars of Hershey, Pennsylvanie, organisé par RM Auctions. Comme toujours de belles pièces de collection ont été vendues. Une fois de plus, c’est une Duesenberg, ici une 1929 Model J Convertible Coupe, qui a fait l’objet de la plus grosse enchère, elle a été vendue 748000 $. La belle est motorisée par un 8 cylindres en ligne à 4 soupapes par cylindre de 6,88 litres développant 265 chevaux.

Loin derrière, en matière de tarif, suit une 1903 Packard Model F Rear-Entry Tonneau acquittée à 374000 $. Le moteur est une petite curiosité puisqu’il s’agit d’un monocylindre de 3 litres développant la monstrueuse puissance de 12 chevaux, on en a fait du chemin en un siècle.

Le podium est complèté par Cadillac avec une 1930 Cadillac V-16 Sport Phaeton vendue 297000 $. Malgré son V16 de 7,40 litres, cette Cad’ ne développe officiellement ”que” 175 chevaux mais la réalité doit être plus proche des 200 chevaux.

La suite est constituée d’une 1911 Jackson 50 HP 7-Passenger Touring partie à 203500 $

Et d’une 1913 Peerless Model 48-Six Roadster vendue 200750 $

Voici le petit groupe d’autos dont les enchères ont dépassé les 200000 $, si vous souhaitez voir d’autres photos de celles-ci ou connaitre le reste de la liste, je vous invite à cliquer sur le lien suivant : http://www.rmauctions.com/auction-results-overview.cfm?SaleCode=HF10

Via RM Auctions

Hot rod, histoire en bref

Tout d’abord commençons par le commencement, qu’est-ce qu’un Hot rod? il s’agit d’un nom américain qui désigne une automobile américaine d’avant 1950 largement modifiée, au niveau mécanique et esthétique, une définition qui évoluera dans les années 80, j’y reviendrai.
- Débuts : les Hot rods sont apparus lors de la grande dépression des années 30 (voire dans les années 20 d’après certains sur Los Angeles) au sud de la Californie dans la région des lacs. Les Hot rodders étaient des gens d’origine modeste voire des pauvres. Ils voulaient montrer aux “riches” ce dont ils étaient capables et afficher ainsi leur indépendance par rapport à eux. L’accent était donc mis sur la puissance et les performances de l’auto. Ceux-ci organisaient des des courses entre eux sur ligne droite dans le désert californien ou dans de petites villes comme Pasadena, Glendale et Burbank. La ou les voitures (pour ceux qui en avaient plusieurs) étaient méticuleusement préparées ou réparées durant la semaine pour les courses “du samedi”.


- Les modèles de série utilisés : il s’agit pour l’essentiel de Ford, des modèles T, A ou B car ils étaient nombreux et bon marché. Les hot rodders se débarassaient des parties non essentielles (marche pied, pare brise, capot, ailes, etc…) pour alléger la voiture et améliorer l’aérodynamisme. Coté moteur la préférence va, encore pour des raisons de coûts, aux V8 à plat Ford sortis en 1932 et développants 85 chevaux. Après modifications substantielles (ajout de carburateurs, silencieux retirés, échappement revu, etc…) ceux-ci doublaient facilement leur puissance d’origine et les Hot Rods pouvaient atteidre ainsi les 100 mph (160 km/h).


- La seconde guerre mondiale : c’est à cette époque que la vague Hot rod a pris son essor grace aux militaires qui raffolaient de ces engins et en 1945, ce genre de dragster est devenu magique aux yeux du public, surtout jeune. Après la seconde guerre mondiales, les soldats ont utilisé leur argent et leur compétence en mécanique ce qui accélèrera le développement de ce phénomène malgré des courses qui se finissaient souvent de façon tragique pour les apprentis-pilotes. Au même titre que le Rock & Roll, les Hot Rods vont devenir un symbole de la “jeunesse décadente”. En 1948 sort le premier numéro de Hot rod Magazine et des expositions sont organisées, en 1951 est crée le National Hot Rod Association (NHRA). Ces organisations participent à donner aux Hot rods leurs lettre de noblesse en mettant en place des courses, avec la coopération de la police, afin de mettre fin à l’hécatombe qui accompagne les courses clandestines (qui ne disparaitront pas) et de donner une meilleure image aux Hot rods. Une nouvelle tendance apparu au début des années 50, les customs, là encore sur base de voitures bon marché (Ford, Chevrolet, Mercury). Ces customs subissaient de nombreuses modifications esthétiques : toit et garde au sol abaissés, couleurs vives, ouies d’aération sur le capot, etc…


- Déclin : celui-ci commença après 1955 à cause de la concurrence des vrais dragsters et du tuning naissant mais le coup de grace sera apporté par les big three lorsqu’ils sortiront Mustang, Camaro ou Charger dans les années 60. Performantes et pas chères, elles ont laminé les Hot rods.


- Rennaissance : celle-ci commence après 1973 et la crise du pétrole quand GM, Ford et Chrysler vont un peu laisser tomber les automobiles de sport pour des véhicules plus sobres (la nature a horreur du vide dit-on) et c’est dans dans les années 80 grace principalement à l’impulsion de deux clubs le “Los Angeles Roadsters” et le “Bay Area Roadsters” qui organisèrent des balades en Hot Rod à travers la Californie que ce mouvement revit réellement. Signalons aussi l’apparition à cette époque des lowriders liés à la culture latino (je ferai un papier dessus dans les prochaines semaines). Toutefois, les Hot rods vont évoluer, les vieilles autos laissent place à des répliques aux V8 neufs et coûtant souvent bonbon, ce qui est logique vu la qualité de celles-ci et du travail qu’elles demandent mais on repasse pour le coté “populaire”.


- Aujourd’hui : A la fin des années 90 et de la décennie 2000, les Hot rods auront inspirés au moins 3 automobiles de cette génération : La Plymouth Prowler, la Chrysler PT Cruiser et la Chevrolet HHR. Ceux-ci continuent aujourd’hui de faire la fierté de leur propriétaires dans les show cars et parades américains.

Pour finir, voici une gallerie de photos personnelles de Hot rods.

Via MSN Autos, Wikipedia, Auto Trader Classics, GregBurch.net.

La 1983 Spartan, un must du néo-classique

Voici une auto et un constructeur dont j’ignorais totalement l’existence jusqu’à ce que je tombe dessus aujourd’hui. Spartan Classic Motor Works était un petit constructeur basé à San Marcos, Californie. La 1983 Spartan est une auto fabriquée à la main, elle n’est pas un simple kit, dont la base est la 1983 Nissan 280 ZX Turbo. La japonaise avait été choisie pour ses nombreuses qualités sportives et même pour ses équipements de confort. Ainsi, la belle est motorisée par un 2,8 litres V6 à injection électronique (et donc turbo) de 180 chevaux accouplé à une boite automatique à 3 rapports, les 4 freins sont à disque, la direction est assistée, les vitres sont électriques et il y a même la climatisation, pas mal pour l’époque! les amateurs de plein air seront ravis de savoir que la Spartan possède un t-top, il suffit d’enlever les deux parties en verre surteintés pour retrouver un peu une ambiance “cabriolet”. Ce modèle a surfé sur la mode “néo-classique” qui était en vogue dans les années 80 aux USA, son style se veut proche de celui des années 20/30. Ron Sparks, le créateur de la Spartan, la voulait accessible pour la classe moyenne américaine mais l’auto était vendue tout de même 55000 $. Elle fût distribuée par quelques revendeurs Nissan qui en recevaient de petites quantités. La Spartan et la Spartan II (à partir de 1984 et sur base de Nissan 300 ZX) connurent un certain succès et se vendirent à 500 exemplaires en 7 ans. La production stoppa en 1989 ou seules 9 unités furent vendues. Notons parmi les célèbres clients Eddy Murphy et Joan Collins. Le modèle que j’ai pris en photo est une Spartan, internet ne grouille pas de sites ou il est possible d’en voir ou d’en savoir plus mais en voici un avec des clichés de Spartan II, comme ça vous aurez un bon aperçu de la gamme de cette marque http://www.spartan-ii.com/.

PS : pour ceux qui se demandent ce que font toutes ces peluches posées sur l’auto, c’est juste culturel aux USA dans les show cars.

Visite d’un show car à Jersey Shore

Ce samedi je suis allé à un show car de vieilles américaines organisé par le club Blue Moon Kruizers, situé dans le New Jersey, qui fête ses 5 ans. Tous les samedi, des passionnés exposent leur(s) voiture(s) parmi lesquelles figurent d’authentiques bijoux. On y trouve de tout : des pony cars, des hot rods, des pick-ups, de grosses berlines ou des cabriolets. Il y a aussi quelques modèles récents dont la majorité est passée entre les mains de préparateurs. Voici en photo quelques unes de ces merveilles qui étaient exposées ce samedi. Si vous souhaitez en voir plus, je vous recommande d’aller sur le site de ce club http://www.bluemoonkruizers.freehosting.net/. Je salue enfin la gentillesse de mes interlocuteurs d’aujourd’hui, c’est tellement sympa d’avoir des gens heureux que vous vous intéressiez à leur passion et qui vous le montrent. Vous trouverez en partant de haut à gauche :

une 1932 Ford Pick-up, une 1958 Edsel Pacer, une 1959 Pontiac Bonneville, une 1964 Pontiac GTO, une 1969 Dodge Super Bee, une 1972 Plymouth Cuda, une 1981 Chevrolet El Camino, une 1984 Oldsmobile Ninety Eight, une 2003 Ford Mustang SVT Cobra, une 1977 Chevrolet Chevelle, une 1979 Chevrolet Corvette Stingray, une 1970 Dodge Charger 500, une 1979 Lincoln Continental, une 1988 Oldsmobile Cutlass, une 1970 Plymouth Barracuda, une 1968 Pontiac GTO, une Ford Thunderbird 1966, une 1941 Willys et pour finir une Dodge Viper et une Chevrolet Corvette passées dans les mains de préparateurs.

Pour finir, voici quelques hot rods.

Une 1972 Chevrolet Corvette ZR1 à vendre

Sachez que cette C3 “Small Block” en vente sur Ebay Motors ne court pas les rues puisque seuls 53 ZR1s furent produites entre 1970 et 1972, ce millésime 1972 ayant été produit en 20 exemplaires (25 en 1970 et 8 en 1971). Cette Corvette affiche 16295 miles (26224 km). Moteur, transmission et intérieur cuir sont d’origine. La peinture a été refaite dans les années 80 avec le vert d’origine. Le moteur “small block” de 5,75 litres développe 370 chevaux, il est accouplé à une boite mécanique à 4 rapports. La mise de départ est de 225000 dollars, le prix de la rareté et d’un nom légendaire.

Via Automobile et Ebay Motors

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